Maux de tête chroniques chez les cadres : le rôle des tensions cervicales
Pierre Barillec, masseur-kinésithérapeute — 2 juin 2026 · 5 min de lecture
Migraines et céphalées de tension qui s'installent en milieu ou fin de journée, sensation d'étau autour du crâne, difficulté à se concentrer : ce tableau est fréquent chez les personnes qui enchaînent réunions, écrans et décisions sous pression. Une partie de ces maux de tête trouve son origine non pas dans la tête elle-même, mais dans les tensions accumulées à la base du crâne et dans la nuque.
Le verrou cervico-crânien
Les muscles sous-occipitaux, situés à la jonction entre le crâne et les premières vertèbres cervicales, sont particulièrement sollicités par une posture de travail figée, notamment devant un écran. Lorsqu'ils développent des points trigger, ils peuvent projeter une douleur vers le crâne, les tempes ou l'arrière des yeux — un mécanisme bien documenté dans les céphalées dites « cervicogéniques » ou de tension.
Pourquoi les antalgiques ne suffisent pas toujours
Un antalgique agit sur la perception de la douleur, pas sur la tension musculaire qui l'entretient. Tant que le point trigger reste actif, le mal de tête a tendance à revenir, en particulier lors des périodes de charge de travail intense ou de manque de sommeil.
Le dry needling comme outil complémentaire
En ciblant directement les points trigger cervicaux et sous-occipitaux, le dry needling vise à relâcher la tension musculaire à l'origine d'une partie de ces céphalées. Associé à un travail postural, il peut contribuer à réduire la fréquence et l'intensité des épisodes chez les personnes concernées.
Des maux de tête qui reviennent chaque semaine ?
Un bilan permet d'évaluer la part musculaire de vos céphalées.
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